dimanche 25 janvier 2009

Histoire du libertinage : Des goliards au marquis de Sade




En Christine de Suède (1626-1689) se croisent tous les traits du libertinage à son apogée : l'incrédulité arrogante de la noblesse, la passion érudite pour l'irréligion des sciences, l'ouverture aux nouvelles découvertes et à la spéculation, et, non des moindres, une très grande liberté de mœurs.

Calvin fut le premier à qualifier ces épicuriens, à ses yeux débauchés et sans foi, d'un terme promis à un grand succès : libertins.

Quant aux catholiques, ils les jugent plus dangereux que des hérétiques.
En ces temps d'intolérance, le libertinage est un exercice dangereux.
Théophile de Viau, Cyrano de Bergerac, Ninon de Lenclos, Sade et bien d'autres grands noms de notre histoire feront au cours de leur vie l'expérience de l'ostracisme ou de l'emprisonnement.

Certains, tels Giordano Bruno, Vanini ou Étienne Dolet, périront sur le bûcher.

En s'appuyant sur les plus récents travaux consacrés aux libertins, Didier Foucault offre une synthèse inédite sur ce moment majeur de l'entrée de l'Occident dans la modernité. (NDLE)

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