mardi 24 février 2009

KABIR le Tisserand de l'absolu.




Considéré comme l'un des plus grands mystiques et poètes de l'Inde, vénéré tant par les hindous que par les musulmans et même par le sikhs, Kabir ne fut pourtant de son vivant qu'un humble tisserand, probablement illétré, dont il est presque certain qu'il n'a jamais rien écrit.

On sait seulement de lui qu'il a vécu au XVe siècle à Bénarès.

Il est bien difficile de qualifier la poésie de Kabir sans amoindrir sa force et sa profondeur.

Tout comme celle du grand Hallâj, elle n'est pas seulement le fruit d'une inspiration par laquelle le lecteur effleure la personnalité profonde du poète ; elle semble être, plus exactement, la manifestation intégrale et fidèle de son être.

Mieux, c'est toute la profondeur et l'éclat de l'union retrouvée qui débordent comme une source pure.

Retransmise oralement par ses disciples, sa poésie fut d'ailleurs transcrite dans « L'Adi-Granth ».


Kabir est le mystique par excellence