mercredi 23 décembre 2009

Mithra, personnification de la lumière.




Mithra, personnification de la lumière, est un dieu de l’ancienne religion des Perses. Antérieurement à l’an 500 avant notre ère, nous avons la preuve qu’il tenait une place dans leur Panthéon. Mais cette place n’était pas la première ; il avait au-dessus de lui, dans la hiérarchie divine, d’autres dieux plus puissants, en particulier le Ciel (Ahura-Mazda) et une divinité féminine, la Terre ou l’Eau (Anahîta).

Dès cette époque reculée, Mithra se distinguait des autres dieux par un attribut charmant : la bonté.
Son nom, en persan, signifie l’ami . Mithra était vraiment l’ami et le bienfaiteur des hommes. Dans la collection des livres sacrés de la Perse, le Zend-Avesta, dont la rédaction actuelle n’est pas antérieure à l’ère chrétienne, mais dont les éléments liturgiques sont beaucoup plus anciens, un hymne nous montre Mithra qui, les mains tendues, s’adresse en pleurant au grand dieu Ahuria-Mazda et lui dit : « Je suis le bon protecteur de toutes les créatures ; je suis le bon conservateur de toutes les créatures ! »

Pour jouer ce rôle bienfaisant, analogue à celui d’Apollon et des Dioscures parmi les Grecs, Mithra doit être toujours attentif, prêt à porter secours à ceux qu’opprime l’injustice, à combattre et à vaincre les ennemis de l’humanité.

Ce dieu ami est, en même temps, un dieu guerrier, invaincu et invincible. Voici encore un hymne du Zend-Avesta : « Mithra, au pied toujours levé, est toujours en éveil, toujours observant les choses il est fort, il entend l’appel des faibles ; il fait pousser les plantes et gouverne la terre créature de sagesse, on ne trompe pas Mithra ; Mithra est armé de mille forces. »

Extrait de l'ouvrage de Salomon Reinach, Cultes, mythes et religions : « La morale du Mithraïsme » - Editions Bouquins/Robert Laffont, p636 - 1997.